la maquette au centre des échanges

    made in — Tous acteurs…

    … pour un urbanisme d’intelligence collective

    1 + 1 = 3 : c’est le pari qui fonde notre pratique professionnelle – échanger, partager, développer une dynamique de groupe… made in fabrique un écosystème de projet avec ses partenaires, avec la maîtrise d’ouvrage, avec les habitants, les usagers, les acteurs locaux, les services techniques et gestionnaires. L’intelligence collective naît au croisement de ces relations les uns aux autres et de ces dépendances les uns des autres.

    … pour un urbanisme de projet et d’action

    Il n’y a pas de projets, il n’y a que des processus de projet ! In fine, ce processus porte une vision, dessine une image finale, développe une stratégie urbaine… Mais il ne fait ainsi qu’une partie du chemin. Il se doit aussi de poser les jalons de la transformation, d’engager des actions qui donnent à voir et à vivre, qui inscrivent le projet dans le quotidien, qui préfigurent, expérimentent – et qui en retour ajusteront la vision, préciseront la stratégie.
    L’urbanisme de projet et d’action fait ce cheminement, à partir d’ici et maintenant, pour construire progressivement la vision dynamique d’un futur souhaitable.

    … pour un urbanisme incarné

    Quand l’urbanisme squelettique regarde la ville, il voit un plan. Quand l’urbanisme incarné regarde la ville, il voit une multitude d’êtres humains. Il interprète les usages et les pratiques, il raconte des histoires, il célèbre la vie urbaine.
    Le projet urbain est alors un lieu de vie en germe – il s’incarne dans ceux qui le feront vivre : habitants et usagers ; techniciens et gestionnaires ; acteurs locaux … C’est cet urbanisme que nous voulons développer – ancré dans le sol, support de vie urbaine, incarné.

    les ateliers pour mettre les acteurs autour de la table

    Comment ?

    Dialogue

    Le métier d’urbaniste est un métier de facilitateur. Nous accompagnons les acteurs de la ville pour définir le meilleur chemin. En premier lieu, nous définissons le jeu d’acteurs opérant en lien avec les enjeux du territoire et nous créons les conditions d’un dialogue itératif. Nous élargissons ce dialogue aux habitants et usagers du territoire : il s’agit de les intégrer dans cette dynamique en tant qu’acteurs – et non pas comme simples consommateurs qui s’armeraient d’une liste de courses. C’est fort de leurs usages, de leurs pratiques et de leurs connaissances des lieux que les habitants, usagers, acteurs locaux participent à la construction du projet.

    Médiation

    Cette collaboration avec une multitude d’acteurs, aux rôles fluctuants, nous amène à coupler notre pratique du projet avec une pratique de médiation. Nous organisons ainsi des workshops réguliers, les mêlées ouvertes, où le projet n’est pas une fin en soi mais constitue un moyen d’expression. De nouvelles perspectives se dessinent, les expertises s’expriment à la croisée du projet, des passerelles se créent. Nous mettons en place des outils de travail spécifiques pour jouer avec les concepts, comme la maquette, et créer un échange partenarial. L’intérêt de sortir du cadre d’une présentation à l’écran est de placer les individus dans une nouvelle posture, en dehors de l’institution qu’ils représentent. Les propositions qui émergent en petit groupe sont ainsi plus personnelles et pourtant nourries du savoir-faire et de l’expertise du champ concerné. Outre la richesse des échanges, un climat de confiance s’établit entre les acteurs autour du projet.

    Co-production

    Nous croisons cette démarche avec un travail d’implication continu des destinataires ultimes du projet urbain – les habitants et les usagers – dans des temps d’échanges qui prennent différentes formes (enquêtes de terrain, marches, ateliers in situ). L’objectif est bien de développer une approche décloisonnée – globale et transversale – intégrant les questions de gestion, d’animation, de régulation pour co-produire des projets ancrés dans le territoire.